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Bain d'étain

La majeure partie du verre plat produit dans le monde est désormais fabriquée par le procédé Float développé par Pilkington au début des années 1960, la capacité des lignes s'étalant en moyenne de 350 à 750 tonnes par jour. Le cœur du procédé est le bain d'étain dans lequel le verre en fusion sortant du four s'écoule sur un bain peu profond d'étain fondu. Le verre s'étale sur l'étain pour former un ruban plat et lisse.

Une cuve de flottage consomme en moyenne de 1200 à 1500 Nm3/h d'azote haute pureté, et de 60 à 100 Nm3/h d'hydrogène haute pureté pour constituer l'atmosphère réductrice et réfrigérante du procédé de formage (bain d'étain). Le débit d'hydrogène est conditionné par le taux d'entraînement d'oxygène et de soufre dissous dans le verre. Plus ce dernier contiendra d'oxygène et de soufre dissous, plus il faudra d'hydrogène pour réagir avec ces éléments et former de l'H2O et du H2S. L'azote sert à diluer l'hydrogène à une concentration de 4 à 10 %. Une trop forte concentration d'hydrogène dans l'atmosphère conduirait à la formation de bulles sous le verre, là où il y aurait dégagement d'hydrogène hors de l'étain. Une fonction complémentaire de l'atmosphère est de faire office de couverture à la sortie de la cuve de flottage pour empêcher toute infiltration d'air.

 

 

L'azote est fourni par une unité de production cryogénique sur site (FLOXAL APSA L Série L). L'alimentation en hydrogène s'effectue généralement à partir d'un stockage liquide ou gazeux (jusqu'à présent, la production d'hydrogène sur site s'est rarement révélée le mode d'approvisionnement le plus économique). S'il en passe un à proximité, le gazoduc est quasi toujours le mode d'approvisionnement à privilégier.
Outre l'hydrogène et l'azote haute pureté, la fourniture englobe généralement aussi le système de mélange permettant de générer l'atmosphère conformément au cahier des charges du client.